Eve et Matthieu Ricard avec le duo Devin

 

Poèmes d’Eve Ricard, projection des photos de Matthieu Ricard le 25 septembre 2022

au Pôle d’Interprétation de la Préhistoire des Eyzies à 17h.

Eve et Matthieu Ricard

 

Matthieu Ricard

Qui aurait pu penser que la poésie, la musique et la photographie, des arts à part entière puissent si aisément se mêler pour rendre un moment rempli de nouvelles sensations ? Évidemment, l’alchimie d’une sœur et de son frère a beaucoup aidé à rapprocher ces quatre artistes. La poésie des mots se mêlant à celle des notes fondues dans celle des couleurs et des images, pour de profonds moments d’évasion.

Il y a des rencontres totalement inattendues, sur le quai d’une gare ou à un anniversaire, entre des êtres d’horizons différents qui peuvent au final se trouver d’un esprit commun…

 Un moment dans une atmosphère particulière et magique.

Eclats de vie en 60 poèmes, préface de Christian Bobin

Editions Jouvence 2021 12, 90

Ève Ricard vit comme elle écrit, porteuse du désir de ce qui est à venir, à vivre. Aussi nous dit-elle « il n’est jamais trop tard », le meilleur reste à venir. Elle écrit pour nous, pour être à côté de nous. Avec des mots à la fois simples et taillés dans du cristal, elle cherche à toucher l’exactitude de la beauté. À travers ses poèmes, Ève Ricard ouvre les êtres aux reflets diamant de l’instant, là où vont les bienheureux. « Ce que votre texte a de précieux, c’est sa simplicité. C’est le grand naturel de ceux qui n’ont pas fait du poème un métier, ni même un art ou une habitude : un souffle, plutôt, une respiration dans la nuit suspendue. » Christian Bobin

Ève Ricard, orthophoniste de métier, est une écrivaine française. Fille de l’auteur Jean-François Revel et de la peintre Yahne Le Toumelin, sœur cadette de l’écrivain et moine bouddhiste Matthieu Ricard, elle est atteinte de la maladie de Parkinson depuis de nombreuses années et en a tiré l’inspiration de ses ouvrages. Elle est notamment l’autrice de Parkinson blues, La Dame des mots et Une étoile qui danse sur le chaos.

 

 

« La vie spirituelle de Matthieu et son appareil photo ne font qu’un, de là surgissent ces images fugitives et éternelles »

— Henri Cartier-Bresson.

Je commençai à prendre des photos vers l’âge de douze ans. Je photographiais des flaques d’eau et des reflets de lumière. On disait : « Ne comptez pas sur Matthieu pour les photos de famille. » Je n’étais pas un enfant des villes et je me suis toujours senti mieux dans la nature. Je me mis à photographier plus sérieusement vers l’âge de quinze ans, guidé par mon ami André Fatras, l’un des pionniers de la photographie animalière en France.

Après m’être établi dans l’Himalaya, je photographiais mes maîtres spirituels et leur univers. Mon but était de partager la splendeur, la force et la profondeur dont j’étais témoin. J’utilise la photographie comme une source d’espoir, dans l’intention de restaurer la confiance dans la nature humaine et de raviver l’émerveillement devant la part sauvage du monde.

Mon premier livre de photo Journey to Enligthenment, The Life and World of Dilgo Khyentse Rinpoche, fut publié aux Etats-Unis (Aperture, 1996) puis en France sous le titre L’Esprit du Tibet. Je publiais également Moines danseurs du Tibet.

En 2000, alors que j’exposais à « Visa pour l’Image » à Perpignan, je rencontrai Hervé de La Martinière. De cette rencontre naquit une amitié solide et une collaboration fructueuse qui vit la publication d’une douzaine d’albums de photographies : Himalaya bouddhiste (avec Olivier et Danielle Föllmi), Tibet, regards de compassion ; Un voyage immobile ; Bhoutan ; 108 Sourires ; Visages de paix, terres de sérénité ; Hymne à la beauté ; Un demi-siècle dans l’Himalaya ; Contemplations et Émerveillement.

La force d’une vision, d’une image, s’impose avec évidence dès qu’elle se présente. Je la scrute attentivement pour déterminer la meilleure façon de lui rendre justice, la technique aidant à retrouver l’impression subjective que j’ai ressentie en contemplant une scène. J’aime autant les couleurs riches que la « couleur sans couleur » : un oiseau blanc passant devant une chute d’eau sous la neige tombante. Danielle Föllmi m’a dit un jour que je « peignais avec la lumière », un beau compliment.

Lorsque je réalisais les images de Un voyage immobile, l’Himalaya vu d’un ermitage, je restais assis au même endroit pendant un an, comme si j’attendais la lumière. Mais je n’attendais rien et je n’avais pas le projet de faire un livre : je séjournais simplement dans mon ermitage pour faire une retraite. De l’aube au crépuscule, je contemplais un paysage sublime : la chaîne himalayenne se déployait majestueusement sous mes yeux. Parfois, une lumière impromptue embrasait quelques instants la scène qui s’offrait à mon regard émerveillé et je prenais quelques images. Les « moments magiques » qui constituent ce recueil, tous saisis de la terrasse de mon ermitage ou à quelques centaines de mètres de là, sont le fruit de cette « attente sans attente », de l’harmonie de la nature se mêlant à la félicité de la méditation.

Il m’arrive de ne prendre aucune photo pendant des mois. Puis vient le jour où les personnages, le lieu et la lumière surgissent de si belle façon que je ne peux résister à en faire une image, une offrande à tous ceux qui poseront leurs yeux sur elle. Cartier-Bresson disait : « Les photos me prennent et non l’inverse. » L’idéal consiste à vivre sur les lieux où l’on photographie, de sorte que le temps joue en votre faveur : qu’une scène exceptionnelle s’offre à votre regard et vous êtes présent.

J’ai maintes fois contemplé et admiré l’œuvre des grands photographes du passé, Ansel Adams, Ernst Haas (son chef-d’œuvre La Création, en particulier que je revisite régulièrement), Galen Rowell et bien d’autres encore. J’ai noué des liens d’amitié avec nombre de photographes que j’admire — Henri-Cartier Bresson que je connus dès mon adolescence et dont je devins proche, Jim Brandenburg, Vincent Munier et Yann Arthus Bertrand, pour ne citer qu’eux. Je continue d’apprendre à leur contact. Il m’arrive de contempler une image particulièrement frappante ou inspirante et de m’imprégner longuement de sa beauté, de sa composition, ou du message qu’elle transmet, une image qui restera dans ma mémoire et enrichira ma façon de voir. Une photographie réussie est une image que l’on ne se lasse pas de contempler et qui procure un sentiment d’élévation.

Au fil des années, c’est le regard qui s’éduque, qui s’affine et qui permet de mieux voir ce qui est là, de faire honneur à ce que le monde et les êtres nous donnent, puis de faire vibrer les couleurs et chanter la lumière pour retrouver le sentiment de saisissement, de rupture des cogitations mentales et de ravissement qui a été le nôtre en contemplant une scène, un visage, l’immensité d’un ciel, l’évanescence d’un reflet, les dédales d’une écorce ou l’intimité d’une fleur.

 

 

Matthieu Ricard, né en France en 1946 et fils du philosophe français Jean-François Revel et de l’artiste peintre Yahne Le Toumelin, est moine bouddhiste, humanitaire, auteur de livres, traducteur et photographe. Après un premier voyage en Inde en 1967 où il rencontre de grands maîtres spirituels tibétains, dont ses principaux Maîtres, Kangyur Rinpoché et Dilgo Khyentsé Rinpoché, il termine son doctorat en génétique cellulaire en 1972, et part s’installer définitivement dans la région de l’Himalaya où il vit maintenant depuis plus de 50 ans.

Moine bouddhiste, Matthieu Ricard partage à travers son art, toutes les formes de beauté, qu’elles soient spirituelles, humaines, altruistes, ou encore qu’elles émanent de la part sauvage du monde.

 

Ayano et Guillaume Devin

Violon : Guillaume Devin

Piano : Ayano Devin

 

LE PROGRAMME du duo Devin

 

– Bach : Largo de la 3ème sonate pour violon seul

– Elgar : Salut d’amour

– Vivaldi : l’hiver (1er mouvement)

– Debussy : Clair de Lune

– Poldini : la poupée dansante (NON DP)

– Ravel : Pavane pour une infante défunte

– Kreisler : Tambourin Chinois (NON DP)

– Hamabe (chanson traditionnelle Japonaise)

– Massenet : Méditation de Thaïs

– Sarasate : Introduction et tarentelle 

 

 

 

Le Pôle d’Interprétation de la Préhistoire

Le Pôle d’Interprétation de la Préhistoire s’inscrit dans une démarche globale et commune de valorisation des ressources patrimoniales, culturelles, touristiques et paysagères de la vallée de la Vézère.

C’est à la fois un lieu d’expositions, de conférences et de documentation, de culture et d’éducation.

 

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Du 20 au 29 juillet 2022, entre le Bugue, Les Eyzies et Saint Cyprien, le Festival qui va de Bach à Piazzolla !

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